André LHOTE (1885-1962)

C’est à Bordeaux où il est né qu’André Lhote suit, de 1898 à 1904, des cours de sculpture décorative à l’école des Beaux-Arts. Tout de suite, il est attiré par les volumes. Dès 1906 et grâce au brocanteur Désiré Maisonneuve, de la place Mériadeck à Bordeaux, il découvre l’art nègre et échange avec lui des masques et des statuettes contre des toiles. Maisonneuve est important pour Lhote car il lui présente Gabriel Frizeau, seul collectionneur à Bordeaux, qui l’introduit auprès des intellectuels de la ville : Jacques Rivière et le diplomate Alexis Léger plus connu sous son nom de plume, Saint-John Perse.

En 1907, il fait sa première exposition au Salon d’Automne. Les années suivantes, jusqu’en 1912, sont très influencées par Gauguin et Cézanne. Puis commence sa période cubiste. Il n’a de cesse de travailler les couleurs, la composition de sa toile. Chaque volume répond à un autre.

En 1922, il fonde sa propre école l’Académie Montparnasse, rue d’Odessa, où il accueillera, entre autre, William Klein et Tamara de Lempicka.

André Lhote a eu plusieurs casquettes : peintre, pédagogue, théoricien « De la palette à l’écritoire », critique à la Nouvelle Revue Française (NRF), intellectuel bien qu’autodidacte. Il n’aurait sans doute pas beaucoup aimé ce terme d’intellectuel mais il fut pourtant un passeur et un témoin actif de son temps, ami des esprits les plus brillants de son époque (Jean Cassou, Jean Paulhan, Eluard, Maria Blanchard, Chagall) avec qui il entretint une volumineuse correspondance.
Son œuvre est exposée au Centre Pompidou ainsi que dans de nombreux autres musées internationaux (Liège, Vancouver, Stockholm, Londres et San Francisco).