Maurice DENIS (1870-1943)

Maurice Denis naît à Granville en 1870, habitera toute sa vie Saint-Germain-en-Laye. Condisciple d’Edouard Vuillard et Ker-Vavier Roussel au lycée Condorcet à Paris. Ses amis sont Ranson, Bonnard et Sérusier, avec lesquels en 1889 il fonde le mouvement Nabis . Influencé par Puvis de Chavannes et Odilon Redon, le « nabis aux belles icônes » s’inspirera aussi des primitifs italiens, Fra Angelico et Piero della Francesca, ou de Raphael dont le rapprochent ses voyages en Italie (1895, 1898, 1907). Il publie dès 1890 sa « Définition du néo-traditionalisme » : « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » Il illustre des ouvrages pour : Verlaine (édité par Vollard en 1911), Dante, Gide, Barrès ou Claudel.
Son art se fonde sur sa foi chrètienne et sur l’exaltation d’une vie familiale accomplie avec Marthe (épousée en 1890) et mère de ses enfants, son modèle d’élection.
Parammèlement, il publie, en 1912 une théorie sur l’Art moderne, sur l’Art sacré (1922) et en 1939 une Histoire de l’Art religieux.