André DERAIN (1880-1954)

En 1900, André Derain rencontre Vlaminck dans un train. De cette rencontre mémorable va naître le fauvisme. Les deux amis peignent dans l’île de Chatou, face au restaurant Fournaise. En 1905 Vollard l’envoie à Londres et lui achète tout son atelier. En 1907 Kahnweiller lui signe un contrat jusqu’en 1924.

Derain abandonne rapidement la période fauve. Au long de toutes ses « périodes », cézanienne-cubisante (1907/1909), byzantine (1910), et durant toute la suite d’une œuvre riche et variée, réinvente les classiques à sa manière.

Avec la sobriété et la puissance des maîtres anciens, il reste fidèle à ce que sa nature contient de fantaisie, d’humour, de goût expérimental et de créativité.

Son œuvre intègre une forme de beauté classique sans rien perdre de sa virtuosité et de sa fluidité, avec une spontanéité et une fraîcheur spécifiques.

Touchant à tout (costumes et décors de théâtre, illustrations, sculptures), ce géant complexe ne s’est jamais sclérosé dans un genre, ne cessant tout au long de sa vie de se chercher et de se remettre en question.

Il partage avec Courbet, ou Balthus, un sens de la grandeur, de l’intemporel, à la limite du religieux.

Picasso a dit : « C’est le seul parmi nous capable de faire  des tableaux de très grande dimension. Il peut se mesurer avec Tintoret et Velasquez ». « Tempérament audacieux et discipliné » écrivait déjà de lui Apollinaire en 1916, « c’est, avec Picasso, un des artistes les plus importants du XXème siècle ».


Derain-Femme-aux-grandes-oreilles

André Derain
"Femme aux grandes oreilles"
bronze n°6-11, H 19 cm

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Derain-LHomme-aux-favoris-8-15

André Derain
"L'Homme aux favoris"
bronze n°8-15, 17 x 11,7 x 9 cm

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Derain-Corbeille-de-fruits-C-1945

André Derain
"Corbeille de fruits" C. 1945
gouache et aquarelle 80 x 135 cm

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