Auguste HERBIN (1882-1960)

Adepte de la touche divisionniste, Herbin s’installe à Paris en 1901 après avoir étudié à l’école des Beaux Arts de Lille. Il peint alors à la manière de certains impressionnistes. Il se lie bientôt avec Wilhelm Uhde, qui l’amène à  rencontrer les artistes du Bateau-Lavoir. Se rapprochant du Cubisme, il expose en 1910 au Salon des Indépendants dans la même salle que Metzinger, Gleizes et Léger.

A partir de 1917, Léonce Rosenberg s’intéresse à son œuvre et lui consacre plusieurs expositions dans sa galerie. Ses reliefs en bois peint n’ayant aucun succès, Auguste Herbin convient avec son marchand de revenir à la figuration. Dès lors, et jusqu’en 1927, il peint des paysages des environs de Vaison-la-Romaine, des scènes villageoises et quelques portraits de sa femme.

Ayant renoué avec la non-figuration, il participe en 1931 à la fondation du groupe Abstraction-Création et développe une œuvre de plus en plus rigoureuse, où les formes archétypales de la géométrie plane s’animent de teintes pures et contrastées, choisies en fonction d’une grammaire picturale inspirée des travaux de Goethe sur la couleur.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Auguste Herbin rencontre Denise René qui expose ses œuvres. Il participe parallèlement au Salon des Réalités Nouvelles et publie en 1949 un essai intitulé L’Art non figuratif, non objectif.