Marie LAURENCIN (1883-1956)

D’origine modeste (sa mère est couturière et collectionne Le Journal des Demoiselles, qui laissera sa marque sur l’œuvre de Laurencin, elle est présentée, toute jeune, par Braque au « Bateau Lavoir », rue Ravignan, dans l’atelier de Picasso.

En 1905 Picasso lui présente Apollinaire, avec lequel elle aura une liaison durant cinq ans, immortalisée par le tableau du Douanier Rousseau « Le poète et sa muse ».

Très tôt elle trouve son style, d’une « esthétique entièrement féminine » dira Apollinaire, avec ses couleurs tendres, où dominent les roses et les bleus, les grandes masses suavement nuancées, les yeux de « biche » de ses personnages, presque toujours féminins, style si personnel que l’influence du cubisme ne fait qu’en aviver la spécificité. Peinture de poète qui combine réalisme et féérie. Les visages sont dépouillés de tout détail inutile. Il semble qu’un éternel printemps garde aux êtres et aux décors la fraîcheur de l’enfance. Elle peint un univers de petite fille, un univers idéalisé dont la pureté, la simplicité sont d’une noblesse et d’une élégance toute naturelle.

 


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