Charles WALCH (1896-1948)

Marqué dès sa naissance par une malformation physique, le bras droit atrophié et la jambe droite plus courte que la gauche, Charles Walch sera un enfant solitaire qui très tôt cherche dans le dessin un moyen de s’évader. C’est aussi la raison pour laquelle il sera obligé de travailler de la main gauche, développant une grande dextérité malgré son handicap.

Après des études à Thann, en Alsace, sa ville natale, il devient dessinateur sur étoffes, privilégiant son attirance pour l’expression artistique. En 1916, il fait la connaissance du médecin-major Paul Bonnet, qui est un amateur de peinture, et va l’inciter à persévérer devant ses qualités exceptionnelles. Grâce à lui, Walch obtient une bourse qui lui permet de s’installer à Paris et de s’inscrire aux Arts décoratifs. En 1923, il expose au Salon des Indépendants d’Alsace et devient professeur de dessin.

A partir de 1929, il s’installe rue Borromée (15ème arrondissement) à Paris dans un atelier et y restera toute sa vie. Là, malgré des difficultés financières et dans un relatif isolement, il va affirmer son style, ajoutant à la couleur, l’arabesque de la ligne et une certaine fantaisie dans le traitement des sujets. Il faut attendre 1934 pour que son œuvre soit enfin remarquée par le critique Georges Besson, lequel le soutiendra et deviendra un de ses amis.

En 1937, il commence à récolter quelques lauriers (médaille d’or de l’Exposition universelle de Paris) et à vivre de son art quand la seconde guerre mondiale vient bousculer ce fragile équilibre. Avec la débâche de 1940, il part dans la Creuse et il est très affecté par la défaite française, lui, le patriote Alsacien. Malgré tout, son début de notoriété, attire d’autres peintres chez lui, tels Georges Rouault ou encore Desnoyer, Bazaine et Gromaire. Dès lors, il trouve toute sa place au Salon d’Automne de 1942 et il réalise en 1944 un coq flamboyant qui servira d’affiche pour ce « Salon de la Victoire ».

Enfin reconnu, nommé chevalier de Légion d’honneur, il meurt subitement le 12 décembre 1948, à seulement 52 ans, le pinceau à la main, dans son atelier parisien.
Walch a incontestablement une originalité de vision et de technique qui rendent célèbres ses bouquets idéalistes ainsi que ses scènes expressionnistes familiales. Son influence est reconnue sur plusieurs artistes après 1945 dont Estève, Bazaine et Manessier. Jean Cassou, écrivain et critique d’art, fondateur-directeur du musée d’art moderne de Paris a rendu hommage à son talent en accueillant un important lot d’œuvres de Walch qui peuvent y être admirées.

Walch-1931

Charles WALCH
1931
huile sur toile 54 x 65 cm

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