Emile-Othon FRIESZ (1879-1949)


Sélection d’œuvres disponibles d’Emile-Othon Friesz

Emile-Othon Friesz, Port de Toulon, Huile sur toile
Emile-Othon Friesz
Port de Toulon
Huile sur toile, 65 x 81 cm

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Emile-Othon Friesz, héritier de Cézanne

Descendant d’une vieille famille normande d’armateurs, Emile-Othon Friesz, fut dirigé à ses débuts, aux Beaux-Arts du Havre, par Charles Lhuillier, qui avait également pour élèves Raoul Dufy et Georges Braque.

Rebelle à l’académisme officiel, Emile-Othon Friesz participe au fameux Salon de 1905 où explose le fauvisme. Hostile par tempérament à la mièvrerie et à la préciosité, il peint alors jusqu’en 1907 ses grandes séries de la Ciotat et d’Anvers (où il travaille avec Braque). Ces œuvres exaltent la couleur et l’arabesque.

A 30 ans Emile-Othon Friesz est déjà célèbre. Puis il redécouvre les vertus de la composition, des tons simples, des volumes râblés, de l’étagement des plans. Mais la verdeur, la robustesse, la sensualité de ses débuts se manifestent encore. On les retrouve dans ses paysages, ses natures mortes, les nus féminins qu’il groupe autour d’une fontaine et au bord des rivières, à l’ombre de gros arbres tordus. Installé à Paris, il fait de fréquents séjours à Toulon, dont il peint souvent le port.

Enfin, en 1924 Emile-Othon Friesz signe un contrat avec Katia Granoff. Il enseigne à la fin des années 20 et a pour élèves Gruber, Tal Coat.

Friesz ne cherche pas la séduction, mais son style possède quelque chose de superbe et d’impérieux. Une fois passée la flambée du fauvisme, le peintre s’est installé dans une sorte d’aristocratique stabilité, proche de la grande tradition française. Son style, puissant dans la sobriété, est marqué par une exécution large. Il s’exprime dans un mouvement dansant, toujours soucieux de lumière et de rythmes. C’est ce qui fait de lui un des grands héritiers de Cézanne.

« Après avoir aimé le réalisme jusqu’au trompe l’œil de l’impressionnisme (pour parler brutalement) je préfère la gravité nue jusqu’à la tristesse de Cézanne […].
Du jour où j’ai été amené à comprendre ce grand, ma conception s’est fort élargie, j’en suis certain ».
Friesz dans une lettre à Vauxcelles, 1er octobre 1907