Johan-Barthold JONGKIND (1819-1891)

  • Johan-Barthold Jongkind, précurseur de l’impressionnisme | En savoir plus

Sélection d’œuvres disponibles
de Johan-Barthold Jongkind

Johan-Barthold Jongkind, Vue sur la vallée prise au-dessus de Pupetières, Circa 1876, Fusain et aquarelle sur papier
Johan-Barthold Jongkind
Vue sur la vallée prise au-dessus de Pupetières
Circa 1876
Fusain et aquarelle sur papier
11,5 x 17,8 cm
Cachet de la signature en bas à gauche

 

Johan-Barthold Jongkind, Les quais de Saône à Lyon, 1er juillet 1876
Johan-Barthold Jongkind
Les quais de Saône à Lyon
1er juillet 1876
Pierre noire, fusain et aquarelle sur papier
11,5 x 17,8 cm
Située et datée en bas à gauche, cachet de la signature en bas au centre

 

Johan-Barthold Jongkind, Sur l'Escaut, 1868, Huile sur toile, 24 x 32,5 cm, Œuvre à vendre
Johan-Barthold Jongkind
Sur l’Escaut
1868
Huile sur toile
24 x 32,5 cm

 

Johan-Barthold Jongkind, Le port de Rotterdam, 1868, Aquarelle, 23,5 x 29,5 cm, Œuvre à vendre
Johan-Barthold Jongkind
Le port de Rotterdam
1868
Aquarelle
23,5 x 29,5 cm

 

Johan-Barthold Jongkind L'étoile du Nord, restaurant champêtre à la porte d'Orléans 1887 Aquarelle 10,6 x 19,5 cm
Johan-Barthold Jongkind
L’étoile du Nord, restaurant champêtre à la porte d’Orléans
1887
Aquarelle, 10,6 x 19,5 cm

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Johan-Barthold Jongkind,
précurseur de l’impressionnisme

Considéré comme l’un des premiers initiateurs de l’impressionnisme, moins connu que certains de ses contemporains, Johan-Barthold Jongkind est en fait l’homme qui fit le trait d’union entre Corot et Monet, dont il était le maître. L’élève, il faut bien l’avouer a éclipsé son aîné.

Entre les Pays-Bas et Paris

Johan-Barthold Jongkind est né aux Pays-Bas mais a fait l’essentiel de sa carrière en France. Après une formation à La Haye, dans l’atelier du peintre Schelfhout, il s’installe à Paris en 1846, à Montmartre. Il devient ensuite l’élève de Eugène Isabey. Il obtient une médaille au Salon de 1852 mais perd une pension qu’il avait du roi Guillaume III des Pays-Bas.

Déçu de ne pas obtenir une nouvelle récompense au Salon de 1855, Johan-Barthold Jongkind quitte alors Paris et rentre à Rotterdam. Mais cet « exil » sur ses terres est de courte durée, la fâcherie étant une blessure d’orgueil et une raison économique (entre temps, il a obtenu le soutien de la reine Sophie qui, se démarquant de son royal époux, aide le peintre), Jongkind y met un terme et revient à Paris en 1860. Cette même année, il rencontre Mme Fesser qui partagera sa vie et s’établit à Montparnasse.

Aux sources de l’impressionnisme

Les années qui suivent sont fécondes.  Johan-Barthold Jongkind expose avec les peintres de l’école de Barbizon. Contrairement aux impressionnistes à venir, il exécute ses toiles dans son atelier d’après ses croquis et les aquarelles qu’il a pu réaliser en extérieur. Cette différence notable ne l’empêchera pas d’être admiré par Boudin et Monet. Ils lui seront redevables d’avoir tracé la voie. Lorsqu’il découvre le Dauphiné, au cours d’un voyage en août 1873, il décide d’y faire de longs séjours et d’y poser son chevalet.

Johan-Barthold Jongkind visite parfois pour de longs séjours à partir de 1878 La Côte Saint-André, village célèbre pour avoir vu naître Hector Berlioz. Retiré, il mène une vie paisible, loin des contingences matérielles et des commandes officielles. Il y produit un grand nombre d’aquarelles de paysages et des portraits de paysans qui sont ses voisins.

Malgré tout, fatigué et victime d’une sensibilité à vif, Jongkind est interné.
Il meurt à Saint-Egrève, le 9 février 1891 à 72 ans.

Ses marines, scènes côtières, sujets hollandais, normands ou bretons, continuent d’attirer les amateurs, par leur fraîcheur.