Louis ANQUETIN (1861-1932)

Louis Anquetin est une figure brillante de la vie parisienne de la fin du 19e siècle (cabarets, froufrous). C’est un peintre d’une forte personnalité, novateur et d’une grande énergie.
Il considère la modernité comme un alibi face à l’ignorance générale des peintres et des professeurs.

Louis Anquetin rentre dans l’atelier non-académique de Cormon aux côtés de Van Gogh et de  Toulouse-Lautrec son ami, sur lequel il avait une forte influence. Amitié morale et esthétique.

« Toulouse-Lautrec aimait beaucoup la peinture d’Anquetin…
Depuis Manet, aucun peintre ne lui paraissait doué d’aussi hautes qualités ».

Son enfance se passe en Normandie où il découvre le cheval. Certains de ses plus beaux tableaux sont des scènes de rue ou de chevaux.

En 1890 la presse le présente comme un artiste audacieux et prometteur et il connaîtra les honneurs de son vivant.

Il participe en 1888 au Salon des XX à Bruxelles avec Théo Van Rysselberghe, salon qui le fait connaître. Il a 27 ans et connaît le succès.

Fénéon le découvre à l’exposition Volpini en 1889 avec Gauguin.

Louis Anquetin, Bourrasque sur le pont des Saints-Pères, Circa 1889, Aquarelle et gouache, 66 x 53 cm
Louis Anquetin
Bourrasque sur le pont des Saints-Pères
Circa 1889
Aquarelle et gouache
66 x 53 cm
Signé en bas à droite
Provenance : Collection privée, Paris

Brame & Lorenceau a confirmé l’authenticité de cette œuvre. Elle sera incluse dans ses archives de l’artiste.

 

Anquetin peint « Coup de vent sur le pont des Saints-Pères » en 1889.
Le tableau, peu académique, défraie la chronique. On lui reproche d’enfreindre les règles en vigueur.

« En réalité, cette scène est délicieuse, d’abord parce qu’elle est d’une vérité incontestable, elle recèle toute la joyeuse et l’endiablée physionomie d’un coin de Paris où le vent fait rage et j’ajouterai qu’il faut avoir l’œil singulièrement sûr pour donner à une telle scène un si admirable accent de sincérité. »

« Dans cette peinture, tout sent l’audace, tant dans la technique que dans le traitement expressif de la scène. Ce tableau, d’une vérité saisissante, rend aussi bien les effets sournois du vent sur la malheureuse passante que sur le regard du spectateur ébloui ».

(extrait de Mathias MorhardtAnquetin, La passion d’être peintre).

 

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