Paul SIGNAC (1863 – 1935)


Sélection d’œuvres de Paul Signac disponibles

Paul Signac, Lézardrieux, l'église, Circa 1925, Aquarelle, 25,2 x 41 cm
Paul Signac
Lézardrieux, l’église
Circa 1925
Aquarelle
25,2 x 41 cm

 

Paul Signac, Lézardrieux, 1924, Aquarelle, 21,5 x 30,1 cm
Paul Signac
Lézardrieux
1924
Aquarelle
21,5 x 30,1 cm

 

Paul Signac Le Trieux, les balises, Circa 1925, Aquarelle, 11,2 x 19,8 cm
Paul Signac
Le Trieux, les balises
Circa 1925
Aquarelle
11,2 x 19,8 cm

 

Paul SIGNAC 
"Concarneau, les thoniers" 1932
 aquarelle 26,8 x 41,5 cm
Paul Signac
Concarneau, les thoniers
1932

Aquarelle
26,8 x 41,5 cm

 

Paul SIGNAC,  
"Honfleur, la jetée",  1930
, aquarelle 28,3 x 45,3 cm
Paul Signac
Honfleur, la jetée 
1930

Aquarelle 28,3 x 45,3 cm

 

Paul SIGNAC  
"Saint-Malo", 1927,
 Aquarelle, 26,5 x 42 cm
Paul Signac 

Saint-Malo
1927

Aquarelle, 26,5 x 42 cm

Prix sur demande. Nous contacter


Paul Signac,
chef de file du néo-impressionnisme

Paul Signac peint à la manière impressionniste jusqu’à sa rencontre avec Seurat, tournant capital de son œuvre. L’année suivante il fait la connaissance de Pissarro et de Félix Fénéon, critique d’art, futur rédacteur de La Revue Blanche, inventeur de l’appellation Néo-impressionnisme, mouvement dont Seurat et Signac seront les représentants par excellence.

Dès 1886 Paul Signac adopte la technique divisionniste et la fait évoluer. Les grandes compositions à l’huile sont alors élaborées à l’atelier. Elle vont progressivement laisser la place à l’aquarelle à laquelle il finira par se consacrer entièrement.

La mer tient le rôle majeur dans son œuvre. Marin dans l’âme, Paul Signac possédera 32 bateaux au cours de sa vie. À partir de 1892, il adopte le port de St-Tropez et peint sur le motif à bord de son bateau.

Marqué par les estampes japonaises jusqu’en 1900, Paul Signac souligne un temps ses taches colorées d’un trait noir. A partir de 1902, ses aquarelles préfigurent le fauvisme et la libération de la couleur dont Matisse, alors sous l’influence de Signac et Cross, amorce le mouvement. Cependant, si l’artiste reste fidèle à un rigoureux divisionnisme dans ses huiles, Paul Signac aquarelliste donne libre cours à sa vivacité naturelle. Il peint en virtuose l’univers changeant de la vie portuaire et des miroitements de l’eau.

Travail de premier jet, qui ne souffre aucun repentir, l’aquarelle permet une fragmentation plus libre de la touche, d’une écriture plus spontanée. Ainsi, son œuvre aquarellée, journal d’un voyageur infatigable, tour de France exhaustif des ports de pêche, est en elle-même un monument. Paul Signac est un maître du genre.


Les dernières expositions consacrées à Paul Signac

En 2001 “Paul Signac” au Grand-Palais – Paris

En 2001 “Signac le marin” à la Galerie de la Presidence

En 2011 “Signac les ports de France” au musée Malraux du Havre puis à la Piscine-musée d’art et d’industrie André Diligent à Roubaix.

Actualité

Paul Signac (1863-1935) : Lumière du Midi

Musée Yves Brayer, Les Baux-de-Provence
Du 19 mai au 2 septembre 2018 

La galerie de la Présidence prête des œuvres pour cette exposition.

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Biographie de Paul Signac

1863

Naissance de Paul Signac à Paris le 11 novembre d’une famille aisée de commerçants selliers. A 16 ans, il prend conscience de sa vocation de peintre. Encore très jeune, achète un Cézanne (sous la risée de ses amis qui, eux, acquièrent des bons russes) et conseille à ses proches d’acheter les impressionnistes (Monet, Degas…)

1882-1883

Paul Signac fréquente l’atelier de Bin, où il fait la connaissance du père Tanguy. Rencontre Berthe Roblès, cousine éloignée de Pissarro, qu’il épousera dix ans plus tard. Commence à peindre en plein air à Port-en-Bessin, et en particulier à Asnières où il habite.

Ses premières œuvres sont marquées par l’influence de Monet et Guillaumin. Jusqu’en 1894, il donne à chacun de ses tableaux un « numéro d’Opus » ou des titres évoquent la musique (« Allegro », « Adagio »). Caillebotte, grand marin, l’initie aux plaisirs de la voile. Baptise, par provocation, son premier bateau Manet-Zola-Wagner, les trois noms les plus scandaleux de l’époque. Ne possèdera pas moins de trente-deux bateaux tout au long de sa vie et, le plus souvent en compagnie d’amis peintres, participe régulièrement à des régates dans lesquelles il remporte de nombreuses médailles. Acquiert des connaissances nautiques poussées.

« Il note les primitives figures de proue, les rudes bossoirs. Il dessine le gréement carré des brick-goëlettes (en provençal : brigoulettes) qu’il mesure et dont il précise géométriquement les proportions. Nous avons ainsi de précieux documents d’une Marine disparue. »

(« Dernier carnet de voyage » de Signac, commentaires du Dr Charles Cachin, extraits).

1884

Premier Salon des artistes indépendants que Paul Signac présidera à partir de 1908 durant 25 ans. Prendra à cœur cette fonction qui deviendra un véritable sacerdoce. Y fera preuve d’ouverture d’esprit et d’autorité. Grâce à la justesse de son œil, ce salon deviendra un creuset de l’art français moderne. Les créateurs des mouvements fauves, futuriste, voire abstrait, y ont pris leur essor.

Tous les peintres en marge du Salon Officiel y exposent : Angrand, Cross, Dubois-Pillet, Guillaumin, Luce, Redon, Seurat, Signac
Plus tard les « Fauves » y feront leur apparition. Rencontre Seurat, de quatre ans son ainé, qui devient son ami. Amitié capitale dans l’évolution de son art. Ils louent deux ateliers côte à côte boulevard de Clichy.

Se lie avec Guillaumin, peintre impressionniste, en compagnie duquel il peint des paysages de banlieue.
Rend visite au physicien chimiste Chevreul, qui travaille sur les lois optiques et la vision des couleurs (séparées dans la réalité, les couleurs se mélangent sur la rétine).

1885

Dans sa périssoire baptisée Le Hareng saur épileptique (hommage au poème de Charles Cros), Paul Signac accompagne souvent Seurat d’Asnières à l’île de la Jatte. Rencontre Pissarro, le plus ancien des impressionnistes, qui va adopter pour un temps l’esthétique de ses nouveaux amis. Noue des relations amicales avec le critique Félix Fénéon, futur rédacteur en chef de la Revue Blanche, qui soutiendra le mouvement néo-impressionniste tout au long de sa vie. Séjour à Saint-Briac.

1886

Huitième exposition impressionniste, rue Laffite, à Paris : en compagnie de Seurat, qui montre Un dimanche après-midi à la Grande Jatte Paul Signac expose ses premières toiles divisionnistes, dont Les Modistes, Les gazomètres.
Apparition du terme « néo-impressionnisme » sous la plume du critique Félix Fénéon, qui expose la théorie du « mélange optique » : les couleurs pures, juxtaposées en petites touches sur la toile, se recomposent sur la rétine.
Séjours à Fécamp, aux Andelys.

1887

Peint à Saint-Ouen et Asnières en compagnie de Van Gogh. Séjour à Collioure.

1888

Pissarro lui écrit :

« Je vous recommande l’aquarelle, c’est précieux, très pratique. On peut arriver, en quelques minutes, à prendre des notes  indispensables, la fluidité d’un ciel, certaines transparences, un tas de petits renseignements qu’un long travail ne peut donner : c’est si fugitif, les effets ! »

Salon des XX (Bruxelles) auquel Paul Signac participera tous les ans, accueilli par Théo Van Rysselberghe et Verhaeren. Ce Salon jouera un rôle important et prendra le nom de La Libre Esthétique après 1894. Séjours à Portrieux, Anvers.

1889

À Arles, Paul Signac rend visite à son ami Van Gogh interné qui vient de se couper l’oreille. Collabore à l’illustration des ouvrages scientifiques de Charles Henry, ami de Seurat, sur les rythmes et les couleurs. Séjour à Cassis

1890

Félix Fénéon publie une monographie de Paul Signac dans la revue Les Hommes d’aujourd’hui. Il y passe sous silence l’antériorité de Seurat dans l’invention de la peinture optique divisée. Seurat, blessé, prend ses distances vis à vis de Fénéon et Signac. Voyage en Italie. Séjours à Saint-Briac, Saint Cast.

1891

Le décès de son ami Seurat, mort de diphtérie à 33 ans, l ‘atteint profondément, en dépit de leurs récents dissensions. Paul Signac  prend le relais et, grâce à son caractère de lutteur, son tempérament dynamique, devient le chef de file du divisionnisme. Séjour à Concarneau où il gagne toutes les médailles sur son bateau L’Olympia.

1892

Paul Signac s’occupe de la succession de Seurat et organise ses expositions posthumes. Sur les conseils de son ami Cross, entreprend la descente du Canal du Midi avec son bateau L’Olympia (ainsi baptisé en hommage à Manet) en compagnie de Théo Van Rysselberghe. Arrive à Saint-Tropez par fort vent d’Est arrière, exploit que saluent les marins du port en enlevant leurs casquettes. Il y passera six mois par an jusqu’en 1913. C’est le début d’une nouvelle vie :

« J’ai de quoi travailler pendant toute mon existence ».

Peint ses premières aquarelles à Saint-Tropez. A partir de 1894, jusque vers 1905, certaines sont soulignées de traits discontinus à l’encre de chine tracées à la plume. Bien qu’il n’ait jamais « pointillé » ses aquarelles, il reste fidèle aux principes de la division des couleurs.

Sa passion pour l’aquarelle va grandissant :

« Ses amours, la lumière, la mer, les bateaux, les reflets dans les eaux, les nuances toujours changeantes étaient une source d’inspiration inépuisable » (Dr Cachin, op. cité, extraits).

Ses amis viendront le retrouver à Saint-Tropez : Cross, Luce, Marquet, Van Rysselberghe, Verhaeren et plus tard Camoin, Manguin, Valtat… la lumière méditerranéenne influe sur son style et le conduit à adopter une touche plus large, lumineuse et colorée. La rapidité d’exécution et la spontanéité des ses aquarelles lui inspirent une grande liberté de facture. Il élargit la touche de ses huiles et en accentue l’audace chromatique. Sa technique se différencie de celle de Seurat. Il recherche avant tout la luminosité et « la couleur pour la couleur », pure de tout mélange (fidèle aux découvertes de Chevreul, il rejette le mélange chimique des couleurs au profit du « mélange optique », tenant compte de la réaction entre elles des couleurs complémentaires juxtaposées : orange/bleu, vert/rouge, par exemple). A ses yeux, ce n’est plus le sujet qui prévaut, mais davantage les harmonies, les rythmes et les couleurs. C’est en cela qu’il est un peintre moderne. Cette démarche va ouvrir une voie nouvelle aux recherches de nombreux artistes tels Matisse, Derain, les fauves, les futuristes, et même les abstraits, avec Kandinsky, Kupka, Klee, Mondrian, Delaunay… (Cette influence a été, en 1997, le thème de l’exposition des Musées de Munster, Weimar et Grenoble : Signac et la libération de la couleur).

« Cette école néo-impressionniste, qui nous paraît aujourd’hui si fermée, est peut-être celle qui a le plus libéré la conscience artistique des jeunes générations ».
Guillaume Apollinaire, en 1913

1894

Paul Signac abandonne la pratique de l’huile en plein air et se consacre à l’aquarelle sur le motif. Ses notes, ses esquisses rapides, ses aquarelles, qu’il appelle ses « notations », lui servent pour composer ses huiles à l’atelier.

« Je vous avoue qu’il me semble maintenant impossible d’aller m’asseoir devant un coin de paysage (…) J’aime beaucoup mieux aller dans la nature comme à une bibliothèque, y prendre ce dont j’ai besoin et y laisser soigneusement le tas de choses inutiles et nuisibles. »
Lettre de Signac à Fénéon.

1895

Salon des XX (Bruxelles) : Paul Signac présente une série d’aquarelles.
L’emploi en peinture, chez Signac, d’une touche plus large, dite « mosaïque », devient systématique.

1896

Les œuvres exécutées pendant son voyage en Hollande sont marquées par un ton poétique nouveau (La jetée de Flessingue).
Séjour en Italie.

1897

Paul Signac achète une villa à Saint-Tropez, La Hune.
Rencontre le comte Kessler, critique et collectionneur passionné du néo-impressionnisme, qui lui organise sa première exposition à Berlin, laquelle aura un grand retentissement et sera suivie de nombreuses expositions en Allemagne. Série d’études du Mont-Saint-Michel.

1899

Publie un ouvrage d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme (analyse de l’évolution qui mène de la touche en virgule de Delacroix à la technique pointillée du néo-impressionnisme), ouvrage qui aura une influence considérable sur plusieurs générations de peintres, en France comme à l’étranger. Voyage à Londres, Grande admiration pour Turner.

1900

La technique de l’aquarelle de Paul Signac va évoluer jusqu’en 1920. Les traits discontinus à l’encre de chine sont progressivement remplacés par la mine de plomb ou le fusain.

« Sur une composition très largement esquissée, il pose quelques notations colorées à l’aide de l’aquarelle transparente, qui laisse jouer le blanc du papier, et parvient à une étourdissante virtuosité. Il est l’un des maîtres de l’aquarelle. »
Marc Sandoz

A partir de cette époque, il entreprend de grands cartons au lavis d’encre de chine, préparatoires à ses toiles, pour en établir la composition.
Plusieurs séjours à Samois.

1904

Matisse passe l’été, à Saint-Tropez, près de Signac. L’influence de ce dernier est une étape importante dans le cheminement qui conduit Matisse à une libération de la couleur. Matisse peint Luxe, calme et volupté (Musée d’Orsay, Paris), toile aux principes divisionnistes, où il utilise toute l’intensité lumineuse de sa palette et que Signac lui achètera. Cette expérience est pour Matisse le passage nécessaire pour parvenir à la domination de la couleur qui l’amènera au fauvisme. Premier séjour à Venise.

1906

Voyage en Hollande où il peint des aquarelles.

1907

Voyage à Constantinople.

1908

Voyage en Italie (Sienne, Rome, Pérouse, Venise, Florence, Vérone).

1910

Paul Signac peint les ponts de Paris et en particulier les inondations de janvier. Il signe son courrier « Signac, aquarelliste ».

1911

Voyages à La Rochelle, aux Sables-d’Olonne.oyages à La Rochelle, aux Sables-d’Olonne.

1913/1919

Paul Signac quitte Saint-Tropez pour s’installer à Antibes avec sa seconde femme, Jeanne Selmersheim-Desgrange, peintre, laquelle lui donne une fille, Ginette. Cette dernière, en 1934, épousera le docteur Cachin, qui se passionnera pour l’œuvre de son beau-père, auquel il se lie d’affection et qui lui communiquera son amour de l’aquarelle.

1913

Fait construire son 8ème bateau, Sindbad.

1914

La guerre le bouleverse. Très affecté, il ralentit son activité de peintre. Noue des relations d’amitié avec Romain Rolland, Charles Vildrac et Blaise Cendras.

1915

Paul Signac  est nommé peintre au Département de la Marine.

1920/1930

Durant les quinze dernières années de sa vie, se consacre essentiellement à l’aquarelle, d’une facture de plus en plus libre et légère.
Retourne souvent en Bretagne et en Normandie…
Se rend au Mont Blanc, à Sallanches (1920).

1920/1927

Séjours à La Rochelle en compagnie de Marquet, et à Saint-Paul de Vence, où il rencontre Dufy, André Marchand, Friesz.

1922

Publication d’une monographie sur Signac par Lucie Cousturier (peintre, propriétaire de la toile La Grande Jatte, de Seurat, actuellement à Chicago) :

« Dans aucune de ses aquarelles, Signac ne lave ni n’essuie, pas plus qu’il ne modèle : il écrit légèrement, délicatement… il écrit avec les lueurs de la nacre et le beau du papier, des poèmes sur la splendeur de l’eau. » (Lucie Cousturier, extraits)

1924

Séjours à Lézardrieux (1923-1930) où il loue  une maison pour rayonner dans la région. Peint les inondations de Paris de 1924, 1925 et 1926.

1928

Paul Signac loue une maison à Viviers sur le Rhône, région qu’il explore régulièrement car elle se trouve sur la route entre Saint-Tropez et Paris.

1925/1930

Nombreux séjours dans la Vallée du Rhône, en Bretagne, en Normandie et dans le Sud de la France.

1927

Publication de son livre sur Jongkind, véritable traité sur l’aquarelle.

« La peinture à l’huile demande un travail permanent devant un motif permanent. Elle a des exigences qui restreignent le répertoire, en privant le peintre des ressources de l’instantané. La matière s’y oppose. (…)

L’aquarelliste, lui, peut noter tout ce qui passe, tout ce qui vient introduire la vie et la variété dans le motif permanent. Son matériel simplifié lui permet de triompher des éléments et de noter, même dans les conditions extérieures les plus défavorables, les effets les plus fugitifs. (…) la rapidité de l’exécution, l’exiguïté du format l’empêchent aussi de s’encombrer de détails qui viendraient figer la sensation. (…)

Si une peinture à l’huile peu couverte est une faiblesse, une aquarelle trop chargée est une erreur… » (extraits)

1929/1932

Sur commande d’un mécène, Gaston Levy, Signac peint une centaine d’aquarelle des ports français, sillonnant la France de port en port.

« Dresser la catalogue de son œuvre, c’est placer des points de repère presque uniquement au long des côtes françaises. »
(Georges Besson).

Après les destructions de la guerre de 1940, certaines de ses aquarelles constituent des documents irremplaçables sur des « paysages disparus ».

1930/1935

Séjours à Barfleur où il achète une maison sur le port.

1934

Rétrospective au Petit-Palais, Paris.

1935

Découvre la Corse qui l’éblouit. Peint ses dernières aquarelles.
Le 15 août, Paul Signac meurt à 72 ans, d’une crise d’urémie. Il est enterré au Père-Lachaise.