Une minute avec Bernard Buffet

Chers amis,

Nous sommes heureux de vous retrouver pour cette nouvelle “minute”.
À travers trois œuvres de la galerie, parlons cette fois de Bernard Buffet…     

Françoise et Florence Chibret-Plaussu

 

À la rencontre de Bernard Buffet

 

Qui ne connait pas Bernard Buffet ?

Andy Warhol disait :

Le plus grand peintre français est pour moi Bernard Buffet.

 

Artiste majeur de la peinture française de la première moitié du 20e siècle, Buffet est reconnu mondialement.

Lauréat à 20 ans du Prix de la Critique qui récompense l’œuvre d’un peintre, équivalent du Prix Goncourt en littérature, il devient le jeune espoir de la peinture française.

 

Dès 1947 il impose son univers famélique avec ses personnages ascétiques, ses natures mortes frugales, peints à partir d’une écriture griffée, mordante, qui définit son langage comme signature de l’artiste.

A cette sobriété graphique répond une économie de matière dominée par des ocres, des terres et des harmonies de camaïeux où la lumière introduit une poétique très personnelle.

En 1949, Bernard Buffet reçoit le soutien du célèbre collectionneur Maurice Girardin dont la collection léguée en 1953 le fait entrer au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Nous aurons l’occasion de reparler prochainement de Maurice Girardin grand amateur de Marcel Gromaire.

En 1949 a lieu la première exposition annuelle de Buffet à la Galerie Drouant-David, puis à partir de 1968 à la Galerie Maurice Garnier.

En 1955 il obtient la première place au référendum organisé par Connaissance des Arts désignant les  dix meilleurs peintres de l’après-guerre. Elle lui donne une notoriété internationale.

Tout au long de sa carrière, il s’est attaché à réaliser des expositions thématiques, tels que la Passion du Christ, la vie de Jeanne d’Arc, l’Enfer de Dante avec des formats monumentaux.

 

Selon Lydia Harambourg, auteur du Dictionnaire des peintres de l’École de Paris (1945 – 1965) :

Son écriture n’appartient qu’à lui et sous-tend un vertige émotionnel de l’ordre du cri, de l’urgence du geste.

Comme en témoignent ces natures mortes actuellement présentées à la Galerie et datées des années 50, une période exceptionnelle.

En 2016, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris lui a rendu hommage à travers une grande rétrospective.

 

 

Bernard Buffet (1928-1999)
Nature morte au compotier

Bernard Buffet, Nature morte au compotier, 1954
Bernard Buffet
Nature morte au compotier
1954
Huile sur toile
65 x 81 cm

 

Bernard Buffet (1928-1999)
Les iris

Bernard Buffet, Les iris, 1955, Huile sur toile
Bernard Buffet
Les iris
1955
Huile sur toile
100 x 81 cm

 

Bernard Buffet (1928-1999)
Nature morte aux poires

Bernard BUFFET, Nature morte aux poires
Bernard Buffet
Nature morte aux poires
1951
Huile sur toile
33 x 55 cm

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