Une minute avec Gustave Moreau

Chers Amis,

Cette semaine nous vous proposons de découvrir une oeuvre d’un artiste d’une grande notoriété, rarement présenté sur les cimaises d’une galerie.

Il s’agit d’une aquarelle de Gustave Moreau intitulée “La douleur d’Orphée”, réalisée vers 1887, qui peut attiser votre curiosité.

Françoise et Florence Chibret Plaussu

 

Une minute avec Gustave Moreau

 

Rappelons que l’artiste est un des principaux représentants du courant symboliste qui apparaît à la fin du 19e siècle en réaction au naturalisme. Ce mouvement introduit dans la peinture des notions de féérie et de mysticisme, d’ésotérisme et de panthéisme, d’occulte et de fabuleux dans lesquelles tout peut devenir symbole.

Dans cette aquarelle, Moreau réinvente la mythologie antique à travers un romantisme décadent. Orphée, poète et musicien, reconnaissable à sa lyre, crie sa douleur devant la mort d’Eurydice, son épouse reposant à ses pieds.

Les symboles de ses pouvoirs : auréole, animaux sauvages, arbres, apparaissent dans une atmosphère à la fois mystérieuse et fantastique, irréelle et surnaturelle.

Un dessin préparatoire éponyme est conservé au musée Gustave Moreau à Paris, où l’on voyage dans la maison et l’atelier de l’artiste, un lieu magique à découvrir absolument

 


 

Par ailleurs il faut signaler que Gustave Moreau a été un professeur artistique vénéré, ouvert aux jeunes talents qui encouragera ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique.

Matisse, Marquet, Rouault, ses élèves, resteront fortement marqués par leur passage dans son atelier qui fut un des laboratoires de la peinture moderne.

 

La douleur d’Orphée

Tableau de l'artiste Gustave Moreau: La douleur d'Orphée
La douleur d’Orphée
Circa 1887
Aquarelle et gouache sur papier
38 x 27,5 cm
Signée en bas à gauche

 

Provenance

– Collection Allard et Noël, Paris
– Collection Charles Mourier, Paris
– Collection Nourhan Manoukian
– Collection privée, Suisse

Expositions

– « Idéalistes et Symbolistes », Galerie J.C. Gaubert, Paris, 1973, n°57
– « Gustave Moreau, symboliste », Zürich, Kunsthaus, novembre – mai 1986, n°101

Bibliographie

– Pierre-Louis Mathieu, Gustave Moreau, édition complète des œuvres achevées, aquarelles et dessins, Oxford, 1977, n° 354, p. 379
– Pierre-Louis Mathieu, Gustave Moreau, Paris, 1994, p. 224
– Pierre-Louis Mathieu, Gustave Moreau, monographie et nouveau catalogue de l’œuvre achevée, Paris, 1998, n° 392, p. 399

 

Prix sur demande. Nous contacter.

 

Gustave Moreau, La douleur d'Orphée : le tableau présenté avec son cadre
Gustave Moreau, La douleur d’Orphée : le tableau présenté avec son cadre